MATHIEU S. (2011) : « Ce qu’ils en disent : la perception de la théorie de l’évolution par des élèves de collège et lycée », in PORTIER P., VEUILLE M., WILLAIME J.-P. Le savoir et la croyance, en leur sens le plus large, ont un point commun : chacun prétend délivrer une vérité. (→ renversement croire et savoir de la confusion 2 : la distinction entre croire et savoir étudiée dans le II n’est pas sans soulever quelques ambiguïtés. It puts forward an analytical framework that enables better understanding of the possible stances between science and religious belief, as well as the results of a survey on this issue involving 1,400 final-year secondary students in French-speaking Belgium. Il s’appuie sur l’analyse de faits extraits de la réalité complexe ou produits au cours d’expériences. Elle est, de nos jours, au centre de maintes recherches scientifiques. 10 Expliquant réellement et matériellement l’origine de l’univers et l’origine de l’homme. La proportion d’élèves attribuant à celles-ci le statut de « récit réaliste »10 (plutôt que « symbolique » et/ou « mythique ») est de 74 % chez les élèves musulmans, 57 % chez les protestants et 20 % chez catholiques. Les objectifs sont de mettre en commun des réflexions et des contenus qui abordent un aspect du sujet et d’accompagner les professionnels de la médiation dans l’appropriation de ceux-ci. Celui-ci est le fruit d’une conquête de plusieurs siècles de la part de savants tant croyants que non croyants. L’établissement, situé au centre de Bruxelles, accueille des élèves de quarante origines nationales différentes, issus surtout de l’immigration maghrébine et africaine. ), ainsi que leurs implications en matière de gestion de la diversité culturelle et des convictions, en matière d’éducation à la citoyenneté ou de formation des enseignants. On quitte dès lors le domaine de la science chaque fois que l’on invoque des facteurs surnaturels. La science vise en effet à construire des représentations du monde, en veillant à respecter certaines règles méthodologiques spécifiques, qui se sont précisées ou reformulées au cours du temps : le « principe de parcimonie » dans la démarche explicative (énoncé par Guillaume d’Ockham au XIVe siècle), la limitation des ambitions de la science à la recherche des « causes efficientes » et non à celle des « causes ultimes », proposée par Descartes et Galilée au XVIIe siècle, le principe de « réfutabilité », énoncé par Popper au XXe siècle. Ensuite, sur la base de cette grille de lecture, nous examinerons dans quelle mesure des élèves de terminale en Belgique francophone, de différentes convictions (catholiques, musulmans, protestants, agnostiques-athées) et filières d’études, ont acquis ou non une conception sécularisée de la science. Elle peut s’effectuer en accompagnant l’enseignement des sciences d’une réflexion épistémologique explicite, insistant en particulier sur les choix méthodologiques suivants : la volonté d’expliquer la nature par la nature, le souci de la preuve et de la démonstration, la réfutabilité (Popper), la parcimonie (G. d’Ockham), la recherche des causes efficientes plutôt que des causes ultimes (Descartes, Galilée), etc. Certaines croyances perdent du terrain et parfois meurent, mais d'autres continuent de naître. Autour de Christian de Cacqueray, quatre invités sur le ... tout en vivant une grande unité entre leurs connaissances et leur croyance. ... Sept scientifiques croyants témoignent de leur foi et de leur vocation scientifique. Pour moi, il n’y a pas de vérité absolue, puisqu’elle est constamment mise à l’épreuve du temps, de l’expérience, de l’évolution du monde. TOP 10 des citations croyance (de célébrités, de films ou d'internautes) et proverbes croyance classés par auteur, thématique, nationalité et par culture. 10(5) « Nous n’avons pas à chercher dans l’Écriture un enseignement proprement dit de l’astronomie (…) et l’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment l’on doit aller au ciel et non comment va le ciel… »2 (Galilée). La raison scientifique Galilée et l'expérimentation scientifique Tweeter. 3Dans cet article, nous commencerons par exposer différents positionnements théoriquement possibles entre sciences et croyances religieuses. %PDF-1.5 Ces trois caractéristiques permettent de baliser plus précisément les questions qui relèvent ou au contraire ne relèvent pas de la science3. croyances, croire, savoirs, science, pseudo-science, connaissance. Il s’agit là, en effet, d’un enjeu fondamental, tant sur le plan épistémologique et sociétal qu’éducatif, dans la mesure où il importe de garantir à la fois la liberté de conscience et de croyance de chacun et chacune et la nécessaire autonomie du registre explicatif scientifique à l’égard des croyances religieuses. Ils tendent à montrer que ces élèves, tous croyants, sont arrivés à prendre du recul par rapport à leurs croyances (en évitant de leur donner le statut de discours absolu et totalisant) et à mieux distinguer différents registres de discours. «On ne peut pas crée… », Éducation et Sociétés, n° 33, p. 113-136. », Nono : « Finalement, il existe une grande différence entre la croyance et le savoir, l’un et l’autre occupent leur domaine propre. Depuis la plus Haute Antiquité, les hommes ont polémiqué pour savoir si notre monde résultait d'une succession de transformations incessantes ou bien si, un jour, il avait été créé tel quel. 4 Ce modèle a été construit en articulant une démarche de type déductif, qui a consisté à définir des catégories conceptuelles abstraites à partir de deux critères généraux (la prééminence ou l’absence de prééminence entre sciences et croyances religieuses, la recherche ou non d’une forme de complémentarité entre les deux), à une démarche inductive, qui a consisté à analyser un grand nombre de prises de position différentes issues de contextes historiques et culturels variés (à partir d’ouvrages historiques, d’enquêtes de terrain, etc.). Si on définit l'ignorance comme une absence de savoir alors on doit donc en déduire que la croyance n'est pas une complète absence de savoir. Les objectifs sont de mettre en commun des réflexions et des contenus qui abordent un aspect du sujet et d’accompagner les professionnels de la médiation dans l’appropriation de ceux-ci. L’un consiste à analyser, dans une perspective le plus souvent comparatiste et internationale, les conceptions d’acteurs éducatifs à propos des sciences et des positionnements entre sciences et croyances religieuses. Et si la vérité scientifique et la croyance religieuse sont incompatibles, cela voudrait dire que l’on ne peut expliquer quelque chose, que par l’une ou l’autre façon et qu’il y en aurait toujours une d’exclue. Este artículo examina los conflictos que surgen entre las ciencias y las creencias religiosas en la escuela. La question de nos origines obsède depuis toujours l'esprit humain. POLY-perspective: Il repose sur le postulat de travail suivant : dans la démarche scientifique, la nature s’explique par la nature (et non par le livre de la Parole). III- Croyance absolue et Savoir relatif_Confusion 3 : FOI religieuse et DOUTE scientifique (→ renversement croire et savoir de la confusion 2 : la distinction entre croire et savoir étudiée dans le II n’est pas sans soulever quelques ambiguïtés. ) Ce processus de construction du savoir de croyance … À cette fin, un cadre d’analyse permettant de mieux comprendre les positionnements possibles entre sciences et croyances religieuses a été proposé. Quelques éléments d’histoire des sciences sont donc indispensables. �@z�l$�p։7Ԧ#K��!�|E3���(g���c� �Ԫ�����\2t��8�#i(��4�+l��އ�z��*@ԋ�&�3��X�\8�b��i���T/��� ��J&����� �G����ɰㄘ@2LQһ���H9&r��呥�4QW #������:ګ��-�}fvYT���;"�W��mH��ؽr"U(�nY��J�p����hU�(�=��=��`_���LW)x�G���������0�m�ZF���%F��[]�#��91D�C. Quels enjeux pour l’éducation ?, Bruxelles, De Boeck. C'est pour cela que la raison s'en méfie. Par opposition au savoir rationnel et à la certitude objective. Croire, c'est d'abord accéder au vaste domaine de l'opinion ou de la croyance. Car le savoir, d’un certain point de vue, est aussi une croyance : on croit qu’il est vrai que l’herbe est verte et que deux et deux font quatre. Tous ces élèves se déclarent croyants (musulmans, protestants, catholiques). Il propose un cadre d’analyse permettant de mieux comprendre les positionnements possibles entre sciences et croyances religieuses, ainsi que les résultats d’une enquête réalisée en Belgique francophone sur cette question, auprès d’un échantillon de 1 400 élèves de terminale. 14(8) La critique rationaliste, de forme scientiste, où la science est conçue comme un registre de pensée totalisant et excluant par rapport à d’autres, notamment religieux (cas extrême : les persécutions développées par le régime de l’ex URSS à l’égard des religions, ainsi qu’à l’égard de la pensée scientifique non conforme à celle de Lyssenko). CLEMENT P. (2014) : « Les conceptions créationnistes d’enseignants varient-elles en fonction de leur religion ? 6(1) Le rejet total ou partiel de contenus scientifiques au nom de conceptions de type « fidéiste » (primauté de la foi sur la raison), s’appuyant par exemple sur une interprétation littérale des Écritures. Certaines croyances religieuses particulières ou certaines formes d’intolérance de la part d’autorités religieuses peuvent être perçues comme des freins ou des obstacles au développement de la science, voire à l’émancipation de l’humanité. On peut remarquer aussi, chez les élèves agnostiques ou athées, qu’une conception sécularisée de la science ne va pas automatiquement de soi, en particulier dans la filière technique-professionnelle, où ce taux est de 65 % contre 84 % et 93 % dans les filières générales9. Une même personne peut éventuellement adhérer à plusieurs de ces postures, selon les matières concernées ou les questions posées. - Sauf que non, désolé, ce n'est pas une croyance mais une théorie scientifique prouvée , une accumulation de faits qui mènent à des hypothèses, en s’appuyant sur des observations et des expériences scientifiques. 4 0 obj %���� C’est le cas en particulier aujourd’hui des tenants du « dessein intelligent » (intelligent design). Chez les élèves protestants, ces proportions sont de 16 %, 19 % et 29 %. 17Les trois premières conceptions peuvent être qualifiées de non sécularisées, dans la mesure où la science est, à des degrés divers, sous le contrôle du religieux et qu’elle n’est pas autonome ou indépendante par rapport à lui. Dans les quatre conceptions suivantes, la science est autonome et indépendante par rapport à celui-ci. est une croyance vraie pour un individu qui affirme ce savoir mais qui ne sait pas l'expliquer. Les figures d’un dialogue, Namur, Presses universitaires de Namur. Il s'agit ici de la vérité d'autorité, qui est de prendre pour vrai ce que quelqu'un de supérieur nous dit car c'est un expert, un savant, un Homme plus âgé par exemple. Ce document a … En effet, dans ces cas là on parlera plutôt d’erreurs ou de croyances fausses. L’origine de l’univers. Par métonymie, le terme désigne aussi l'objet de cette croyance. Le statut attribué aux Écritures sacrées constitue en effet une des variables clés dans l’adoption d’une conception sécularisée ou au contraire non sécularisée de la science. On this basis, it suggests a few avenues for action on the pedagogical and didactic levels, so as to lead students to better differentiate science and religion and avoid any form of instrumentalization of one by the other. 1Cet article traite des conflits possibles entre savoirs scientifiques et croyances religieuses à l’école. Propone un marco de análisis que permite entender mejor las posiciones que pueden adoptar respectivamente ciencias y creencias religiosas así como los resultados de una encuesta realizada en Bélgica francófona sobre este tema con un muestreo de 1400 alumnos de bachillerato. Colloque 2009 : Un seul monde, une seule école ? URVOY D. (2006) : Histoire de la pensée arabe et islamique, Paris, Seuil. Elle a suscité une foule de récits mythiques racontant l'his¬ toire du monde, des dieux et des tribus. La croyance est le processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse, de façon quelle les considère comme vérité, indépendamment des faits, ou de l'absence de faits, confirmant ou infirmant cette thèse ou cette hypothèse. Sur un plan pédagogique concret se pose aussi la question du cadre institutionnel où traiter ces thèmes avec les élèves : cours de sciences, de philosophie, d’histoire, enseignement des faits religieux, français, éducation aux médias, etc. De plus, il faut savoir que à l’époque ... (cf. Mais on trouve aussi la phrase "je croyais que je savais". 33Dans le cadre général du thème « les conflits de vérité à l’école », objet du dossier 77 de la Revue internationale d’éducation de Sèvres, le but de cet article était d’examiner plus précisément les conflits pouvant exister entre sciences et croyances religieuses à l’école. Colloque : L’éducation en Asie en 2014 : Quels enjeux mondiaux ? 26Une première piste vise à donner aux élèves une connaissance mieux informée de l’objet et des limites de la science (Aroua et al., 2012). <>/Font<>/ProcSet[/PDF/Text/ImageB/ImageC/ImageI] >>/MediaBox[ 0 0 960 540] /Contents 4 0 R/Group<>/Tabs/S/StructParents 0>>